Manifestations du 11 et 12 avril

lundi 30 avril 2012
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A l’appel de 6 organisations (FCPE, CGT, CFDT, FSU, UNSA, FO), 200 à 300 personnes se sont regroupées mercredi 11/04 devant l’inspection académique de Melun pour refuser les suppressions de postes imposées à notre département, pourtant bon dernier de France en termes de taux d’encadrement. Elles ont reçu le soutien de plusieurs élus locaux, maires ou conseillers généraux.

La CGT Educ’Action 77 a dénoncé le mensonge du discours qui prétend « c’est normal qu’il y ait moins de profs puisqu’il y a moins d’élèves », alors que sur l’académie de Créteil, tous degrés confondus, le Recteur attend 4000 élèves de plus et …supprime 600 postes ! Pour la Seine et Marne, rien que dans les écoles, il y a 29 suppressions de postes alors que l’on attend presque 1000 élèves supplémentaires.

Pour nous cette politique n’est pas une fatalité due à la crise, ni une obligation, c’est un choix délibéré du gouvernement, maintenant bien rodé : on commence par supprimer des ressources fiscales (de préférence au bénéfice des plus riches, clientélisme oblige), puis on constate comme par hasard que cela crée un déficit, qu’il faut donc combler en supprimant de l’emploi public, c’est-à-dire en détruisant le service offert à l’ensemble de la population, le seul dont puissent bénéficier les plus défavorisés.

Car, de plus, les suppressions de postes sont particulièrement injustes et frappent les plus fragiles des élèves. Dans le 1er degré ce sont les RASED qui payent le plus lourd tribut, dans le 2e degré c’est l’enseignement professionnel qui trinque, et les effets de sa réforme sont maintenant patents, contrairement à ce qu’affirmaient ses promoteurs la voie « pro » n’est ni plus attractive ni plus fidélisante qu’avant : elle se réduit à la disparition pure et simple de 25 % de la formation et des emplois.

L’IA a reçu pendant la manifestation une délégation des 6 organisations organisatrices accompagnée d’un représentant du Conseil Général. La délégation a demandé l’ouverture de la liste complémentaire pour le 1er degré (ce qui a été une nouvelle fois refusé), a fait part, avec lecture de nombreux témoignages, des profondes difficultés rencontrées par les enseignants au quotidien, ainsi que du malaise des parents d’élèves et des élus locaux. Elle a posé 4 questions : quel est le nombre de jours d’absences non remplacées depuis septembre, que prévoit l’IA pour les élèves en difficulté (maintenant que des enseignants de RASED sont déplacés pour pourvoir aux remplacements), comment va se passer l’accueil des 1000 élèves supplémentaires à la rentrée, quelle remontée de la situation particulièrement difficile de la Seine et Marne est faite auprès du ministère ? L’IA reconnaît que le remplacement est « très difficile » mais… ne décompte plus les journées non remplacées depuis le 06/02 (cacher le thermomètre pour que la famille du malade ne voie plus la fièvre !). Les élèves en difficulté peuvent bénéficier d’ « accompagnement personnalisé » (ce qui pour nous n’a absolument rien à voir avec l’aide dont ils ont besoin et que fournissaient les maîtres E), à la rentrée le nombre de classes sera rigoureusement le même qu’en 2011 (soit 6202), la remontée au ministère a été faite (mais sans mention spécifique ce que tout le monde déplore). Par ailleurs quelques informations complémentaires ont été données : au 30 avril l’IA emploiera 65 vacataires sur le 1er degré, couvrira les congés longs prévus, récupérera les 14 BD ASH en retour de stage, mais devra faire face au départ en formation des 120 PE stagiaires en 3 vagues de 40. Le lendemain 12 avril, l’Union Départementale CGT organisait à Melun une manifestation sur l’emploi et les salaires, pour refuser l’austérité. Une délégation interprofessionnelle a été reçue à la préfecture. Parmi elle, le représentant de la CGT Educ’Action 77 a rappelé que l’Education Nationale subissait un véritable plan social permanent depuis 2007, avec pas loin de 10% des emplois en moins, soit 100 000 chômeurs en plus, car en bout de chaîne ce sont bien des personnes physiques, les contractuels, qui ne sont pas réemployés d’une année sur l’autre. Après avoir une fois de plus rappelé les chiffres de la préparation de la rentrée, il a insisté sur la réforme de la voie technologique industrielle, qui anticipe la désindustrialisation du pays (les élèves n’y font plus de TP industriels et doivent se contenter d’informatique) : ainsi la situation décrite quelques minutes plus tôt par des salariés de 2 entreprises de la métallurgie menacées de fermeture, en lutte pour leur emploi, n’est pas elle non plus due à une quelconque fatalité de la crise, ces évolutions et ce partage international du travail sont prémédités depuis longtemps et participent d’une même politique, le pillage des ressources publiques au bénéfice des possédants et du monde de la finance.

Par an : loi TEPA = -15 milliards ; niches fiscales = entre -50 et -75 milliards

Mais : 60000 fonctionnaires = 3 milliards (cotisations sociales incluses)

QUI COUTE CHER AU PEUPLE ?


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