Éducation nationale : un ministère à haut risque ?

COMMUNIQUE DE PRESSE
jeudi 13 octobre 2011
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"Madame, Monsieur, j’ai l’honneur de vous informer que votre enfant a été évalué à "haut risque" et devra, à ce titre, être intégré dans un groupe de remédiation".

Voilà, en substance, le message que les écoles maternelles devront faire passer à certains parents dont l’enfant n’est pas conforme au modèle social dominant.

La CGT Educ’action dénonce totalement cette tentative de normalisation de la petite enfance.

Si l’évaluation des compétences scolaires est bien du ressort des enseignant-e-s, en revanche le dépistage social ne relève pas plus du dépistage médical que le dépistage médical ne relève pas de la compétence des enseignant-e-s.

En outre, le fichage des élèves est absolument contraire à la déontologie de notre métier.

Un certain nombre d’élèves présentent, dès l’école maternelle, des difficultés scolaires. C’est par le renforcement de la médecine scolaire et des réseaux d’aides aux élèves en difficultés (RASED) ainsi que par la concertation avec les familles, que l’on peut trouver pour chacun d’entre eux, au cas par cas, des solutions adaptées, soit au sein de l’école, soit en dehors.

La CGT Educ’action soutiendra tou-te-s les enseignant-e-s qui refuseront d’obéir à cette injonction manifestement illégale de stigmatisation des élèves de maternelle.

La CGT Educ’action exige le retrait de ce projet.

Montreuil, le 13 octobre 2011